1. Plouf plouf

Calmement. Festivals en Mouvement rend copie. 47 festivals étudiés, plus de 250 expérimentations – DJs dans les navettes, parades à vélo festives, des Vélis aux Trans Musicales… – et des centaines de pros mobilisés en 3 ans pour réduire l’impact (le plus gros, et de loin) du transport. Conclusions : tous les services sont concernés, chaque événement est spécifique, les alternatives doivent être agréables et bien indiquées…
Calmement (bis). …et surtout – pas de surprise – la coopération entre festivals, opérateurs de transport (type SNCF), collectivités et autorités organisatrices de mobilité (AOM) locales est cruciale « pour faire évoluer durablement la mobilité culturelle », « et pour soutenir les festivals qui font parfois face à des offres très limitées ». Comptez sur les pros pour le redire (calmement) autant de fois qu’il le faudra.
Respire. S’ouvre ce vendredi à La Défense la saison artistique 2026 Les Extatiques, sous le thème « D’autres mondes », avec une expo exceptionnelle dans un espace habituellement non accessible au public, car situé sous la grande arche. Il faudra s’équiper d’un casque audio et d’une lampe torche pour traverser un parcours sensoriel mêlant science et fiction. Signée des (super) curatrices de COAL. On y sera.
On note aussi en passant, la réouverture du Jardin21, ce potager bucolique, culturel et festif à l'autre bout du Parc de la Villette qui aura lieu le jeudi 2/4 à partir de 18h avec un petit verre et qui se prolongera par une expo photo au Mia Mao et la réouverture du Kilomètre25. On y sera (bis).
2. « Quand les artistes prennent position politiquement cela fait vraiment du bien aux gens » – Petit Biscuit
De la difficulté de prendre position, du risque de se mettre son public à dos, il est souvent question lorsque l’on discute engagement avec le monde artistique. Petit Biscuit, avec ses 10 ans de tournées en France et à l’inter’, 351K fans sur Insta, et d’un hit, « Sunset Lovers », qui atteint les 205M d’écoutes, seulement sur YouTube, tient un autre discours.
Et même, il se veut rassurant. Pour le Normand de 26 ans, nous sommes au contraire à l’ère des prises de position directes, sincères, sans filtre. Parce que tout le monde le fait, et que cela rapproche même l’artiste de son public. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une cause « pour laquelle on devrait tous s’unir, la survie de notre propre espèce ». L’appel aux artistes est lancé.
On a parlé de ça avec Mehdi, de sa campagne torse-nu pour PETA, en 2024, pour vanter les mérite du véganisme, et du mythe du consumérisme que véhicule encore souvent la culture. Cela, avant de le retrouver sur la grande scène de Jour E, ce midi, l’événement que Bpifrance organise ce 2 avril à Marseille, pour inspirer un millier de dirigeants et les accompagner à transformer vraiment leurs modèles (cf. notre article).
Toute la journée, Pioche! invite musiciens et danseur·ses marseillais·es pour faire danser nos dirigeant·es en transition, avec une sélection 100% low tech : Bass Tong, Circular OctoPulse, Luah Marques, Didier La Rafale, le collectif Trackass, et le producteur marseillais French 79 en final. Inscriptions ici.
Au quotidien, tu es au cœur de la campagne normande, où tu as ton studio avec vue sur la forêt. C’est là que tu te sens bien pour faire de la musique ?
Je suis revenu à mes premiers amours. Je me suis fait cette pièce entre la chambre et le studio, un lieu sécurisant où je fais la musique qui me plaît, qui me parle. Petit Biscuit, ça a toujours été un support pour mes émotions, un terrain de recherche artistique, et aussi d'intensité. J'ai l'impression que ça m'aide à vivre ma vie un peu plus intensément.

J'ai toujours été indépendant et pas du tout dans la course à la croissance. Le milieu de la musique électronique a quelque chose de très capitaliste, dans le rêve qui est associé au DJ. Moi, on me parle toujours de jet. Mais ce n'est pas qu'une question de practicité, c'est une question d'image. Il y a tout un lifestyle associé qui ne vient pas servir le propos.
Mais je pense que ça ne va pas durer. Les êtres humains vont revenir à une certaine forme de raison, se dire que tout ça n'a aucun sens.
Cela a pu surprendre tes fans de te voir dans la campagne de communication de PETA. Cette campagne était bénévole, pourquoi l’as-tu acceptée ?
Pendant un tournage en Islande, un pêcheur m’a demandé de tuer un saumon sauvage. J'en étais complètement incapable. Si je ne suis pas capable de tuer le poisson, suis-je légitime pour le manger ? J’ai dit à Baptiste qui était en train de me filmer : « regardez bien, c'est le dernier poisson que je vais manger de ma vie ».
Ensuite, je me suis documenté. Beaucoup de reportages L214, PETA, sur les réalités de la production industrielle de viande, de poisson, d'œufs. Je ne pouvais pas supporter ces pratiques, pour moi, cruelles. J'ai toujours été quelqu'un de très empathique. Pourquoi ne pas prolonger cette empathie au règne animal dans son ensemble, et pas juste aux êtres humains ?

« C’est cool de dire que l’on peut être végan et réussir à prendre de la masse » - Petit Biscuit
Au début, j’ai hésité à mettre mon visage en avant. Ne vais-je pas trop me politiser ? Je me suis dit que non. Que je défends des causes très personnelles, avec mon point de vue. Je ne suis pas en train de dire aux gens ce qu'ils doivent faire, je leur parle juste de mon expérience personnelle. Si je peux faire un peu changer les mentalités avec un message populaire, très lisible, pourquoi pas ?
Envoies-tu un appel aux autres artistes pour qu’ils et elles s’engagent davantage par leur musique et en utilisant leur image ?
Je n'ai jamais eu la prétention d’être un porte-drapeau, mais oui je le souhaite. Beaucoup d'artistes donnent leur image à des fins capitalistes, moins à des fins associatives. Parfois, j'ai l'impression que cela retire du fond à une industrie qui en manque déjà un peu aujourd'hui.
Des artistes porte-paroles de l'écologie, cela s'est un peu éteint depuis le Covid. Est-ce parce que le sujet divise ? Pourtant, s'il y a bien une cause pour laquelle on doit tous s’unir, c'est la survie de notre propre espèce. C'est juste notre propre survie. La Terre, elle, s'en remettra. Nous, non.
Si des artistes lisent cela, je voudrais les rassurer. On a la chance d’être dans une ère musicale où les gens s'attachent parfois beaucoup plus à la personne qu'à la musique. Alors venir implémenter nos valeurs, nos éthiques, que les artistes prennent position, politiquement, cela fait vraiment du bien aux gens.
On adore quand les artistes utilisent directement leur réseaux sociaux, comme si c'était ton pote. Ton pote aussi, il va relayer des contenus, prendre parti. Les gens aiment ce côté-là. (…)
· Lire la suite de l’article sur piochemag.fr.
· Assister à notre discussion avec Petit Biscuit ce 2 avril à 12h10 sur la Scène E, puis à la table-ronde « L’événementiel culturel, un levier de transformation écologique », à 15h15, en partenariat avec Planet Parade.
3. Tu viens au before ?
Rencontres, quizz et DJ sets engagés et endiablés au programme de ce before Planet Parade #03 en plein cœur de Marseille, ce 2 avril à partir de 18h30.
Après deux dates à Paris, Planet Parade poursuit sa préparation à Marseille avec ce nouveau Before Planet Parade en partenariat rapproché avec Climax, « le mag plus chaud que le climat », qui fête déjà son 10e numéro – plus d’infos ici.
Tout ce qu’il faut pour relier la communauté Planet Parade, celle de Climax et la nouvelle scène engagée marseillaise, avant la grande fête collective de 2027 :
Soutenir Planet Parade, cette grande mobilisation artistique, populaire et festive où nous retrouver le 3 juillet 2027
Soutenir les artistes qui s’engagent pour la planète dans ces moments festifs et engagés
Renforcer le lien entre citoyen·ne·s, associations et artistes engagés
Faire vivre un espace festif, inclusif et inspirant pour se donner de l’énergie
Sur place, une soirée ouverte à toutes et tous, avec des rencontres, des quiz et des DJ sets engagés d’artistes du collectif Trackass, venues soutenir le mouvement : Turbofée (On Est Prêt), Micki Proko (Fluctuations), Bhinary, Sœurs 2 platine (Trackass). Et les résidents Planet Parade : Piero Geiger (e-STELLAR303), Bevel (Submersive Records).
Toutes les informations sur la soirée sont ici. Deux conseils : venez, et venez tôt. À tout’.
Une Planet Parade se prépare pour remettre la joie, la création et la musique au cœur de l'action écologique, et montrer un engagement massif d’agir pour la planète et ses habitant·es. D’ici là, des « before » s’organisent partout en France pour se rencontrer autour de performances live et DJ sets d'artistes engagé·es. On s’y retrouve ?
4. Commun Ouragan
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